Résumé

Le Modèle des soldats, vie de Philibert… (1850)

Par une espèce de hasard, ou plutôt par un effet de la Providence, un des assistants tirade sa poche le récit imprimé de la conversion d'un soldat , qu'un homme zélé avait eu soin de multiplier et de répandre dans le camp. Ils le lurent ; et comme si la lecture n'eût été que pour lui seul, La Feuillade y apporta une attention extraordinaire et l'appliqua intérieurement à ses propres besoins. La lecture finie, il quitta la compagnie, sortit tout rêveur et alla se promener seul dans une campagne voisine. Ce fut là que la grâce acheva ce qu'elle venait de commencer.
Source : Gallica

Le Modèle des soldats, vie de Philibert… (1850)

Il combattit contre la grâce pendant quatre jours ; peutêtre que, s'il eût résisté opiniâtrement jusqu'au cinquième, jamais il ne se fût converti. Il y a une mesure de grâce après laquelle Dieu se retire.
Plein de reconnaissance pour le bienfait du pardon qu'il venait d'obtenir, le soldat, réconcilié avec Dieu, revint le soir au camp; et comme il est difficile qu'une vive impression, soit de grâce, soit de passion, ne paraisse à l'extérieur, ses camarades, le voyant transporté de joie :
— Te voilà bien gai, La Feuillade, lui dirent-ils : quelle bonne fortune t'est donc arrivée aujourd'hui ?
Source : Gallica

Le Modèle des soldats, vie de Philibert… (1850)

Quant à ceux dont la vie peu chrétienne démentait la foi, il versait des larmes amères sur leur aveuglement; il gémissait de voir des hommes, si remplis d'ailleurs de belles qualités, spirituels, honnêtes, élevés avec tant de soin, oublier Dieu, ignorer leurs plus essentiels devoirs, les négliger, les mépriser et se perdre misérablement, malgré tous les avantages dont la Providence les avait gratifiés préférablement à tant d'autres.
Source : Gallica

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