Résumé

Efficacité de la prière, ou Conversion d'un condamné (1855)

LEMARCHAND.
Oui.
Aucune de ces circonstances ne convient l'âme. Elle ne saurait se désorganiser, se diviser , se corrompre, car elle n'a pas de parties ; elle est, comme nous l'avons dit, purement spirituelle. On enferme un cadavre dans la terre, où s'achève la décomposition : essayez d'y enfermer la pensée, pour qu'elle tombe avec lui en pourriture et qu'elle devienne la pâture des vers : la chose est impossible. Il suit de là que l'âme ne saurait mourir à la manière du corps. Nous n'apercevons , dans sa nature essentiellement simple, aucune cause de destruction.
Source : Gallica

Efficacité de la prière, ou Conversion d'un condamné (1855)

Oui, c'est cela, reprit Lemarchand ; je m'en souviens à merveille. Oh ! c'est bien vrai ; je l'ai éprouvé par moi-même : à partir de l'âge de seize ans , je n'ai pas prié une seule fois , et j'ai toujours été malheureux depuis ce temps ; je n'ai pas eu un moment de bonheur. Me voilà aujourd'hui, pour combler la mesure , enchaîné dans un cachot et condamné à porter ma tête sur l'échafaud. Encore si je l'avais mérité, je dirais : C'est juste, celui qui a tué mérite la mort.
Source : Gallica

Efficacité de la prière, ou Conversion d'un condamné (1855)

On le trouve dans le jurement du blasphémateur comme dans la prière de l'âme pieuse; il est employé tour à tour dans les conversations les plus frivoles et dans les discours les plus éloquents; l'homme heureux le profère avec un accent de reconnaissance, comme pour remonter à la source de tout bien ; le malheureux surtout le dit et le redit avec ardeur, comme pour appeler la Toute-Puissance au secours de sa faiblesse.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature