Résumé

Je recommande l'âme de ma femme… (1864)

C'est ce souvenir qui me fait insister sur ce conseil à mes enfans. Bien des gens du monde, qui se disent catholiques, et qui ne le sont que de nom, rient des indulgences. Il faut les laisser rire dans leur ignorance, et suivre sa voie. Rien n'est ridicule, rien n'est futile, rien n'est à dédaigner, quand il s'agit du salut de son âme. Il n'est, dans la vie dévote, si petite pratique et si insignifiante en apparence, qui n'ait sa raison d'être et sa valeur, et qui ne puisse plaire à Dieu. Quand le coeur y est, Dieu est touché.
Source : Gallica

Je recommande l'âme de ma femme… (1864)

C'est être coupable envers la religion, et par conséquent envers Dieu, que de céder à un pareil sentiment. En même temps, c'est être coupable envers soimême, parce que, au moment où l'on va commettre un pareil manquement, la conscience jette toujours un cri d'alarme et de douleur, et qu'ainsi on agit en connaissance de cause. Bien différente est la conduite que je conseille à mes enfans ; ici, il ne s'agit que de simples dévotions. Le champ des dévotions est vaste, et chacun peut s'y conduire avec la plus entière liberté. Les uns y moissonnent abondamment; les autres n'y glanent rien.
Source : Gallica

Je recommande l'âme de ma femme… (1864)

La religion ne défend pas de prier les morts, c'est-à-dire de demander leur intercession auprès de Dieu. Nous sommes redevables de plus d'un bien ici-bas aux prières de quelque âme du ciel, qui s'occupe de nous sans que nous nous en doutions.
Je leur recommande beaucoup de prier pour les âmes du purgatoire, parmi lesquelles je serai, quand ils liront cet écrit, pauvres âmes qui attendent et qui souffrent, si souvent oubliées des vivans, même de ceux qui devraient le plus se souvenir!
Source : Gallica

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