Ferdinand Chiflet

Résumé

Ferdinand Chiflet Pourquoi nous sommes en révolution… (1849)

Ceux qui, dans ce monde, sont malheureux, et, certes, le nombre n'en est que trop grand, croient à cette vie future, ou n'y croient pas, ou n'y croient qu'à-demi. Ceux qui y croient peuvent au moins espérer, comme juste compensation aux maux de celle-ci, d'y trouver enfin ce bonheur tant cherché. Dès lors, comprenez-vous quel gage, quel élément puissant de paix, de repos, d'ordre, une pareille croyance doit apporter à la société? Les peuples croient, aussitôt les voilà calmes, résignés, disposés à l'ordre: plus de révolutions à craindre.
Source : Gallica

Ferdinand Chiflet Pourquoi nous sommes en révolution… (1849)

Oui, les révolutions, et voilà pourquoi nous sommes en révolution; en voilà la vraie, la seule raison : c'est qu'un trop grand nombre ont perdu la foi religieuse, la foi dans cette vie future où le malheureux doit trouver pour toujours et au centuple le dédommagement à des maux passagers, et dont la croyance lui donne le courage et la patience pour souffrir tranquillement les misères inévitables de la pauvre vie de ce monde. Revenons à la religion, et les révolutions seront mortes.
Source : Gallica

Ferdinand Chiflet Pourquoi nous sommes en révolution… (1849)

Ce malheureux sans religion a déjà peut-être 40 ou 50 ans; s'il veut avoir sa part de bonheur dans ce monde, il faut qu'il se dépêche, et il se dépêche en effet, nous le voyons bien; il se jette, il se rue sur les biens qu'il désire, il les prend, les vole, les arrache à ceux qui les possèdent.
En deux mots : sans religion, sans croyance à la vie future, il n'y a plus qu'une chose juste et raisonnable, c'est la jouissance dans la vie présente, la jouissance égale pour tous. Par conséquent le vol, par conséquent le pillage, par conséquent le partage, le communisme, les révolutions !...
Source : Gallica

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