Jean- Baptiste-André Grangeret de Lagrange, Journal asiatique
“ Frappé de ce spectacle, Dhérar s’approche du cavalier qui portait des coups si formidables, le considère avec attention, et reconnaît sa sœur. Ô fille d’Al-Azwar, s’écrie-t-il, regarde-moi, je suis ton frère ! À ces mots, Khoulah s’élance vers Dhérar pour l’embrasser et s’entretenir avec lui. Ô ma sœur, dit Dhérar avec feu, il vaut mieux aujourd’hui combattre les infidèles, que de perdre le tems en de vains discours. Allons ! que nos chevaux, se précipitant ensemble, nous fassent jour à travers les bataillons des Grecs ; et que nos lances, poussées de front, se teignent de leur sang odieux. ”
