Jean- Baptiste-André Grangeret de Lagrange, Journal asiatique
“ Si ma sœur bien-aimée s’informe de mon sort, dites-lui que mes larmes coulent en aussi grande abondance que les eaux des nuages. Colombes de Nagd, gémissez aux lieux qui m’ont vu naître, et dites : Dhérar est vivement ému au souvenir de sa terre natale. Si vous approchez des tentes où repose ma famille, dites alors : C’est ainsi que la fortune fait succéder la douleur à la félicité. Dites : Le captif que vous connaissez est en proie à des flammes dévorantes, et tout son corps est abattu par la souffrance. Sa vie ne s’étend pas au-delà de vingt-huit ans ”
