Jean-Charles-Joseph Marin

Élements biographiques

Jean-Charles-Joseph Marin,  Défense du lieutenant Marin devant le Conseil d'enquête de Perpignan… (1847)

“ Avez-vous entendu un seul d'entr'eux m'accuser de faiblesse ou de lâcheté dans l'affaire du 28 septembre ?
Me louaient-ils ? Me blâmaient-ils?
Pensez-vous que si mes hommes vivaient, ils m'accuseraient aujourd'hui ou me défendraient?
M. Cabasse, M. Hillairain, ne m'ont-ils pas répété souvent devant vous en captivité, que si nos généraux m'avaient vu dans cette circonstance, ma conduite, loin d'être blâmée, mériterait leurs éloges? . . .
N'ont-ils pas dit : que mon détachement ne devait la vie qu'à mon dévouement, et, qu'accepter ce combat, c'était accepter un massacre inévitable?
”
Source : Gallica

Jean-Charles-Joseph Marin,  Défense du lieutenant Marin devant le Conseil d'enquête de Perpignan… (1847)

“ Je communiquai ma résolution à mon détachement et à MM. Hillairain et Cabasse. — Tous deux m'offrirent avec empressement de partager mon sort et de se sacrifier avec moi pour le salut de nos hommes ; je les engageai à rester et me dirigeai seul vers l'ennemi, après avoir écrit à deux personnes de ma famille un mot d'adieu ainsi conçu :
« Placé entre la mon et la honte, je choisis la mort ; » priez pour moi. — Adieu. »
”
Source : Gallica

Jean-Charles-Joseph Marin,  Rapport de l'expédition de Tlemcen à Aïn-Temouchet… (1847)

“ Ne te chagrine pas, me dit-il, en tournant sa main comme pour m'en montrer le dessus et le revers; voilà les chances de la guerre ! Aujourd'hui moi, demain vous. Dieu le veut ainsi. En ce moment MM. Hillerain et Cabasse arrivaient près de moi ; inquiets sur mon sort, ils m'avaient écrit et leur billet n'était pas arrivé jusqu'à moi. L'interprète leur répéta les paroles de l'émir : un instant après le détachement arrivait sans armes. ”
Source : Gallica

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