Joseph-Auguste Abinal, Relation de l'attaque et de la défense de Mostaganem et de Mazagran… (1843)
“ Enfin, l'approche des ténèbres nous obligeant à ren trer dans nos murs, la sonnerie de notre retraite devint pour les Arabes le signal de leur plus grand effort. Soudain, ces immenses tourbillons de cavaliers qui s'agitaient autour de nous, se condensent concentriquement en ligne serrée et profonde; leur feu se presse, redouble; un mugissement rauque et sauvage gronde en se propageant au milieu d'eux ; et toute cette cavalerie s'élance comme un seul homme, avec une simultanéité d'action, une impétuosité spontanées et rapides comme la pensée. ”
