Benoît Marie Louis Alceste Chapuys-Montlaville

Résumé

Benoît Marie Louis Alceste Chapuys-Montlaville Mazagran. Journées des 3, 4, 5 et 6 février 1840… (1840)

Il simule la mort dans son réduit : tout se tait, les balles ne sifflent plus, les hommes se couchent à plat-ventre, le fusil armé, le doigt sur la détente, le silence règne, l'arabe s'élance, et à l'instant où il croit pénétrer dans la place et y planter l'étendard victorieux du prophète, nos braves se lèvent, une ceinture de feu enveloppe l'ennemi : chaque coup emporte un homme, la brèche est comblée par les cadavres, l'étendard du prophète est renversé, il est souillé de sang et de boue, l'ennemi fuit : une heure a suffi à cette victoire.
Source : Gallica

Benoît Marie Louis Alceste Chapuys-Montlaville Mazagran. Journées des 3, 4, 5 et 6 février 1840… (1840)

Tout n'est pas fini cependant, les Arabes se rallient: ils reviennent à la charge. Ceux
qui étaient dans la plaine montent sur la colline, une nouvelle foule se dirige sur le réduit : d'énormes poutres sont placées contre les murailles, l'ennemi s'en sert comme d'échelles, il monte à l'assaut, pénètre sur la crête de la muraille, et c'est là qu'une lutte corps à corps s'établit avec les nôtres qui frappent à coups de sabre et triomphent encore une fois.
Source : Gallica

Benoît Marie Louis Alceste Chapuys-Montlaville Mazagran. Journées des 3, 4, 5 et 6 février 1840… (1840)

L'Arabe y met de la rage, il se fait tuer à découvert : le fanatisme, le dépit, la douleur, la honte le transportent, on le voit s'avancer hardiment sous le feu de nos hommes, planter trois drapeaux à une faible distance des murailles, et environner ces drapeaux d'une troupe toujours fidèle, toujours combattant quoique toujours décimée. Autour de ces drapeaux s'élèvent
insensiblement des monceaux de cadavres, et toujours de nouveaux hommes viennent prendre la place des hommes tombés.
C'est que ces Arabes sont les soldats de l'armée sainte, les Arabes du prophète.
Source : Gallica

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