Résumé

Adrien Féline Observations sur les fortifications de Paris… (1841)

Quand nous supposerions encore que l'ennemi est maître de la brèche, serait-il pour cela maître de Paris ? Non, si la place est bien défendue : car on doit, lorsque le point d'attaque est connu, élever des retranchements nouveaux en arrière de la portion d'enceinte menacée, afin d'opposer toujours de nouveaux obstacles, et de ne se rendre que lorsqu'il ne reste plus d'espace. Rien ne serait plus facile à Paris, où les bras ni l'espace ne manqueraient.
Source : Gallica

Adrien Féline Observations sur les fortifications de Paris… (1841)

Les troupes y trouveraient des têtes de ponts, des points d'appui en cas de revers, un matériel et des munitions de toute espèce. Mais, pour cela, il n'est pas nécessaire que ces places soient aussi grandes que le demande l'auteur ; une garnison de cinq à six nulle hommes devrait suffire à leur défense, et elles ne devraient pas être trop rapprochées de Paris, afin que l'armée ennemie ne puisse pas en même temps les observer et participer à une affaire contre l'armée parisienne.
Toute la stratégie, et même tout l'art de la guerre, consiste à se trouver un jour le plus fort sur un point.
Source : Gallica

Adrien Féline Observations sur les fortifications de Paris… (1841)

Je pense que les 250 mètres proposés sont insuffisants ; une servitude si restreinte nous ferait perdre un de nos plus précieux avantages, la supériorité de notre artillerie. C'est à 1,000 mètres que toutes les pièces d'un front pourront converger sur les ouvrages de l'ennemi et les écraser. Plus il approchera, plus il échappera au feu des extrémités. La servitude doit être encore plus étendue autour des forts. De quoi serviront-ils s'ils ne peuvent croiser leurs feux et découvrir en avant et en arrière toute la zone qu'ils tracent autour de Paris ?
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature