Résumé

Abbé Monot Le tueur d'hyènes (3e édition) (1877)

Jamais : un homme vivant leur fait peur. Un loustic de ce village fit un jour le pari qu'il étranglerait une hyéne de ses propres mains, sans le secours d'aucune
arme. La nuit venue, il s'étendit au milieu de la plaine comme un homme mort, et une hyène vint assez près pour lui flairer les pieds. Notre homme se redresse tout à coup et s'élance pour la saisir ; mais l'hyène ne lui en donna pas le temps : elle prit aussitôt la fuite. Si quelque jour vous visitez l'Algérie, vous verrez que l'hyène n'est pas plus redoutée par nos colons que par les Arabes.
Source : Gallica

Abbé Monot Le tueur d'hyènes (3e édition) (1877)

Si la nuée de sauterelles passant sur nos têtes avait, comme je l'ai dit, obscurci le soleil, notre chasseur homme de lettres ne devait pas éclipser de même la renommée de Jules Gérard, de Delegorgue ou de Livingstone, à en juger du moins par ses apprêts et par son plan de campagne.
M. Oscar Verdier y mettait de la persistance. Malgré tout ce que l'interprète et moi nous avions pu dire, il s'obstinait à envisager l'hyène comme un ennemi redoutable, l'effroi des chasseurs du désert.
De fait, l'hyène est généralement réputée
un animal féroce, et il faut avouer qu'elle offre un aspect hideux.
Source : Gallica

Abbé Monot Le tueur d'hyènes (3e édition) (1877)

Depuis le temps de Moïse, ces insectes n'ont pas cessé de former, par leur nombre et leur voracité, une véritable plaie de l'Egypte, plaie redoutée par les Arabes et par les fellahs autant qu'elle l'était jadis par les sujets des anciens Pharaons.
Il faut avoir vu les dégâts occasionnés par les sauterelles pour s'en faire une idée : elles fondent sur la campagne comme une armée de dévastateurs, dépouillant les plaines de leur verdure et les arbres de leur feuillage,
et laissant derrière elles la pauvreté, la famine et la désolation.
Source : Gallica

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