Livres des Proverbes

Définition et enjeux

Portrait de Carmontelle Carmontelle Théâtre de campagne

Les Proverbes, dites-vous, Madame, ont eu l’avantage de développer votre jeunesse, de lui ôter toutes les disgraces que donne l’embarras, & ils les ont obligés de bien prononcer ; car il y a des gens qui ont l’oreille dure dans les Sociétés, & qui veulent tout entendre, & l’on dit que pour parler aux sourds, il ne faut pas crier, mais bien prononcer.
Source : Wikisource

Émile-Auguste Bégin Le Moyen-âge et la Renaissance… (1849)

Proverbes, adages, etc. (Ms. du quinzième siècle, déjà cité.)
En lisant les ouvrages de tout genre écrits en français depuis la fin du douzième siècle jusqu'à celle du quinzième, il est facile d'y reconnaître l'emploi fréquent des Proverbes communs. Non-seulement les auteurs de romans d'amour, de contes et de fabliaux, les citent à tout propos, mais encore ceux qui se livrent à la composition d'œuvres plus sérieuses, comme les vies des saints, les chansons de geste, les chroniques, soit en prose, soit en vers, ne dédaignent pas d'en faire usage.
Source : Gallica

Portrait de Grandville Grandville Cent Proverbes (18..)

Comment ! nous allons représenter un proverbe !... Est-il vrai ?... Se peut-il ?... On applaudit de tous les côtés; on cria vivat aux proverbes qui s'étaient si bien
vengés par eux-mêmes en se faisant commenter, conter, orner et mettre en scène par leurs détracteurs. — Mais enfin, le titre du proverbe que nous allons jouer ?...
— Le titre du proverbe, mesdames, dit le chevalier en avalant un verre de vin de Champagne, est :
LES PROVERBES VENGÉS
OU IL NE FAUT PAS DIRE :
Fontaine, je ne boirai pas de ton eau,
Quand le diable devient vieux il se fait ermite.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature