Résumé

Pierre-Marie Quitard Études historiques, littéraires et morales sur les proverbes français et le langage proverbial… (1860)

LE PRÉSENT EST GROS DE L'AVENIR est un proverbe moderne pris textuellement d'un mot de Leibniz.
Ce mot, si énergique et si plein de sens, me paraît avoir besoin d'un commentaire, aujourd'hui qu'il est sans cesse répété par une foule de gens qui n'en sauraient comprendre toute la portée. Il tient à ce principe du même philosophe, que rien ne se fait par saut dans la nature, où tout est lié, où tout est en même temps effet et cause ; qu'ainsi le présent a la raison suffisante de son existence, ou sa cause dans le passé, et que l'avenir a la sienne dans le présent.
Source : Gallica

Pierre-Marie Quitard Études historiques, littéraires et morales sur les proverbes français et le langage proverbial… (1860)

Pour embellir la vie, étendre sa durée, A la sainte vertu consacrez-en l'emploi.
Elle est contre la mort la ressource assurée Des observateurs de sa loi.
Jouis des biens que Dieu t'a donnés en partage, Et fais-en avec toi jouir les malheureux ; Car en jouir c'est être sage, Mais en faire jouir c'est être vertueux.
Nulle correction ne change Le méchant au vice nourri : Peut-on désinfecter la fange?
Peut-on sculpter le bois pourri?
Ne fais pas le mal pour le bien.
Le bien avec le mal est inconciliable, Et Dieu ne veut pas qu'un chrétien Soit par amour pour lui le serviteur du diable.
Source : Gallica

Pierre-Marie Quitard Études historiques, littéraires et morales sur les proverbes français et le langage proverbial… (1860)

LES COUCHES EXTÉRIEURES DE LA TERRE SONT FORMÉES DES DÉBRIS DE SES HABITANTS; maxime de laquelle Legouvé a fait ce vers admirable de son poëme de la Mélancolie.
Notre sol n'est formé que de poussière humaine.
Le mot attribué au prince de Talleyrand : La parole a été donnée à l'homme pour déguiser sa pensée, est une traduction fort spirituellement dissimulée du proverbe : LA LANGUE EST LE TÉMOIN LE PLUS FAUX DU COEUR; proverbe d'un tour bien poétique, dont l'idée se retrouve sans figure dans ce vers de la tragédie de Pompera par Campistron : Le cœur sent rarement ce que la bouche exprime.
Source : Gallica

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