Jules Buisson

Résumé

Jules Buisson Feuilles de Buisson, 1864-1888 (1889)

Si vous regrettez d'être si loin de La Bastide, combien je regrette à mon tour d'être si loin d'Antibes.
Je prends note pour votre cousin ; soyez sans souci. Adieu, et à vous, mon cher ami, bonne année, bonne année. Au diable l'Hérault, dites-vous; au diable la Haute-Loire, dirais-je aussi bien. Car après l'exposition du Champ-de-Mars, j'entrevoyais l'exposition Ingres, les peintures murales, Flandrin, et un travail sur le style qui se promène dans mon cerveau depuis longtemps.
Je suis bien à vous.
Nos enfants vont bien. Je ferai arriver à Marguerite vos bonnes paroles.
Source : Gallica

Jules Buisson Feuilles de Buisson, 1864-1888 (1889)

Vieillesse, varices, érysipèles, rhumatismes, qu'est-ce que cela quand le cœur fait circuler un sang idéal, un jeune sang? J'aime, donc je puis ; voilà toute l'affaire. C'est le courage que Dieu aide le plus, parce que la source en est la plus pareille à la source divine par excellence, l'amour, la bonté. J'essaie de fixer en moi, de ramasser tout ce que je vois, mais que de choses on laisse passer qui vous reviennent après, quand on est à la distance voulue. Adieu, mon cher ami; mon respect et mes meilleurs souvenirs à Mme Doniol et à sa mère.
Source : Gallica

Jules Buisson Feuilles de Buisson, 1864-1888 (1889)

Pour en finir avec la politique, sachez aussi que les Toulousains ne sont pas les héros qu'on vous dira. La liste de l'opposition, qui est passée comme une lettre à la poste, est sans valeur, et n'avait pas pu, grâce à une inconscience et une indifférence universelles, être complétée avec les hommes de valeur. Nul ressort libéral n'ayant son action normale, quand les moments d'exercice du suffrage universel arrivent ce n'est plus une idée qui dirige personne, mais une explosion de petites passions personnelles plus laides à voir à mesure qu'on les voit de plus près.
Source : Gallica

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