Auguste-Marc Bayeux

Benjamine (1876)

Résumé

Auguste-Marc Bayeux,  Benjamine (1876)

“ On dit que les prières servent à quelque chose, monsieur l'abbé? Eh bien!
dites une messe pour que le diable emporte Paul Denise ; dites-en dix. Et je vous les paye cinquante louis chacune.
L'abbé secoua la tête et se moucha longuement, de l'air d'un homme qui cherche à rassembler ses idées.
Le marquis lui parut fou. Et nous devons convenir que l'idée de prier Dieu pour obtenir une grâce du diable n'émanait point d'un cerveau très-sain. Finalement, le pauvre curé, voyant que le marquis le regardait avec des yeux flamboyants, répondit : — Mais c'est un sacrilège !
”
Source : Gallica

Auguste-Marc Bayeux,  Benjamine (1876)

“ Autour des trois îles la mer était noire, lourde, furieuse. Le phare d'Auderville jetait ses premières lueurs pâles. Le phare d'Aldernay ne tarda pas à lui répondre. L'ouragan aboyait ; mais ce grand bruit permanent était grave et calme comme le silence.
Les grandes vagues effarées roulaient, sautaient et venaient se tordre au pied de la falaise. Les Hue, en
regardant vers Pénitot, virent, échoués sur la plage de Vauville, les cadavres de deux navires dont ils avaient à grand'peine, sauvé les équipages, et que la mer n'avait pas encore eu le temps de démolir.
”
Source : Gallica

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