Résumé

J. Bianchi Les Légendes des gorges du Cians (1907)

J'ai bien entendu, répondit Pamaraut, mais vous n'appeliez pas par le vrai nom comme nous avions convenu.
— Vous avez raison, je l'avais oublié ; je vois que vous êtes un homme de parole.
Pour vous montrer que je sais connaître quand un homme a du mérite, nous allons faire la fête avant votre départ.
A ce moment parut Fourrenez, qui sourit sarcastiquement ; on se mit à table et on fêta la loyauté de Pamaraut ; Paillard, un peu gris, criait à chaque instant : « Honneur à l'étranger », qui profita d'un moment d'inattention pour se sauver avec la belle Brésilia.
Source : Gallica

J. Bianchi Les Légendes des gorges du Cians (1907)

Pivin porta ses deux mains à la figure et s'avançant sur sa femme cria de toutes ses forces. Sept ?
— Aïe, mon Dieu ! quelle peur! cria Culinette, et en même temps se laissa tomber par terre, comme si elle était évanouie.
— Culinette, ma femme, s'écria inquiet Pivin, n'aie pas peur, je suis Joseph. Je ne te ferai plus peur, va ; regarde je suis Joseph.
Après quelques instants, Culinette faisant semblant de reprendre connaissance, vous m'avez bien fait peur. Oui je vous reconnais maintenant, vous êtes bien Joseph.
Source : Gallica

J. Bianchi Les Légendes des gorges du Cians (1907)

Le malheureux, ne sachant où aller, poussé par le désespoir de sa triste situation, décida de piquer une tête dans le fonds du Cians.
— Je leur ferai payer cher leur façon d'agir, se disait-il, lorsque je serai mort, mes sujets verront bien que je suis plus têtu qu'eux.
II
Arrivé sur le bord du précipice, d'un coup d'œil le ci-devant roi mesura la profondeur de l'abîme; il recula épouvanté et saisi de frayeur à la pensée d'un pareil saut à faire ; il s'assit tout tremblant sur une pierre ; sa tête dans les mains il se prit à réfléchir.
Source : Gallica

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