J.-B. Frédéric Ortoli

Résumé

J.-B. Frédéric Ortoli Le secret du lion (1886)

Huppes au diadème d'or, mes chers compagnons sur la route du malheur, que puis-je faire aujourd'hui pour vous contenter?
Tu peux nous accorder la vie en enlevant ce don funeste qui orne notre tête, en nous arrachant cette couronne d'or désormais fatale à nos jours.
Qu'il soit fait selon votre désir, répondit alors le grand roi ; mais en souvenir de votre bon cœur, vous porterez désormais un diadème de plumes ; allez et rappelez-vous surtout que le bonheur n'est pas le partage des grands, mais
seulement de ceux qui savent se contenter d'une honnête médiocrité.
Source : Gallica

J.-B. Frédéric Ortoli Le secret du lion (1886)

A ces mots, le roi des Huppes s'avança et parla de la sorte : Nous voudrions être les princes de l'air, les plus beaux des oiseaux, étoiles vivantes parcourant les cieux; ce que nous désirons, c'est avoir une couronne d'or sur la tête, signe de notre noblesse, marcher avant les paons si fats de leurs plumes et le gai rossignol si fier de son chant.
A ces paroles, une grande tristesse envahit l'âme de Salomon. Lui qui lisait dans l'avenir, versa une larme amère
Source : Gallica

J.-B. Frédéric Ortoli Le secret du lion (1886)

Venez, dit le fils de David tout consterné, venez chez mon ami le magicien Zacchar ; nul en ces contrées ne sait travailler les métaux avec plus de science; sous ses doigts agiles, le fer s'assouplit, l'argent devient malléable et l'or n'est plus qu'une pâte molle. Venez, et vous aurez le diadème de vos rêves.
Pendant trois jours, l'enchanteur travailla l'or pur, les forges soufflèrent et les marteaux allèrent ; trois nuits durant il cisela les couronnes merveilleuses qui devaient parer la tête des Huppes.
A l'aube naissante, Salomon arriva
Source : Gallica

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