Résumé

Un docteur de Montmartre Eloge de l'âne... par un docteur de Montmartre…

Je dis que si l'on veut se prétaloir des qualités extérieures pour juger les animaux entr'eux , il est certain que l'âne doit avoir la préférence ; son aspect n'est ni terrible, ni effrayant ; il n'est ni petit maître, comme un jeune abbé, ni arrogant comme un riche ennobli, ni évaporé comme une femme de quinze ans. La décence et la simplicité sont son apanage: il a un air grave qui lui est propre; à le voir seulement marcher, on est charmé de sa modestie; il va toujours les yeux baissés et d'un pas égal. Si sa démarche est lente, elle est du moins fort majestueuse
Source : Gallica

Un docteur de Montmartre Eloge de l'âne... par un docteur de Montmartre…

On ne l'a jamais vu entêté d'un mérite imaginaire , défier un rossignol à chanter ; ni disputer avec un paon, en beauté ; il se connaît, et rend justice aux autres.
Sans s'exhaler en regrets superflus sur le passé, ni s'effrayer sur l'avenir par cent mille réflexions chagrinantes, l'âne ne s'occupe que du soin de faire un bon emploi du présent : il naît robuste et enveloppé dans une peau fourrée.
Source : Gallica

Un docteur de Montmartre Eloge de l'âne... par un docteur de Montmartre…

En vain le fier Aquilon déchainé dans la plaine, a forcé les Babyloniens à prendre des manchons; en vain la brûlante canicule a plongé les deux tiers des Babyloniens dans le bourbier de l'Euphrate, l'âne brave la rigueur de ces deux saisons.
A toute heure, en tout temps, sans manchou, sans éventail, il va d'un pas ferme au moulin, il en revient de même.
Faut-il porter à Babylone les denrées nécessaires à la vie? il reçoit également le fardeau qu'on lui impose.
Source : Gallica

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