Henri Million, La République des animaux, apologue par Henri Million… (1850)
“ Ce premier délai écoulé , l'âne en demande un second pour se reposer. L'hyène accède à cette nouvelle demande , après quoi notre animal d'âne n'a plus de prétexte pour reculer la lutte; mais il s'y refuse encore. En vain les spectateurs le huent, en vain le chien le traite de lâche : l'âne passera pour ce qu'on voudra, mais il ne bougera plus. Cette fois, il s'est mis en tête de ne plus bouger ; assis et immobile, à tout ce qu'on peut lui dire il oppose un flegme imperturbable. ”
