Résumé

Henri Million La République des animaux, apologue par Henri Million… (1850)

Ce premier délai écoulé , l'âne en demande un second pour se reposer. L'hyène accède à cette nouvelle demande , après quoi notre animal d'âne n'a plus de prétexte pour reculer la lutte; mais il s'y refuse encore.
En vain les spectateurs le huent, en vain le chien le traite de lâche : l'âne passera pour ce qu'on voudra, mais il ne bougera plus. Cette fois, il s'est mis en tête de ne plus bouger ; assis et immobile, à tout ce qu'on peut lui dire il oppose un flegme imperturbable.
Source : Gallica

Henri Million La République des animaux, apologue par Henri Million… (1850)

Pauvre
bête, infortuné baudet, âne à plaindre , tu succombes au moment même du triomphe ! La mort te ferme les yeux quand tu touches à la gloire , quand tu saisis la palme et que tu cueilles le laurier !
O fortune ennemie ! voilà tes jeux cruels et tes plaisirs barbares ! Tant que les êtres qui circulent ici-bas , bêtes ou non bêtes , y sont malheureux, la mort s'éloigne d'eux et les respecté ; mais que le bonheur les visite, soudain le trépas jaloux leur creuse leur tombe , elle sort les y précipite.
Source : Gallica

Henri Million La République des animaux, apologue par Henri Million… (1850)

Mais, O trahison inattendue, O surprise lâche et infâme d'un ennemi qui ne sait opposer que la ruse et la fourberie à la bravoure ! ce pont que le singe a fait tendre au tigre n'est pas un passage qu'il lui fournit courtoisement pour le faire parvenir jusqu'à lui ; c'est un piége caché qu'il tend à son ennemi pour le faire tomber dans l'eau, et l'engloutir dans l'abîme qu'il ouvre sous ses pattes.
Source : Gallica

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