Marcelle Tinayre,
La Chanson du biniou
“ Il chantait la maison qui apparaît au bout de la route, comme un nid dans les rameaux, et la femme, la bien-aimée du paysan, forte, fidèle et douce, qui attend au seuil, anxieuse, blanche colombe du doux nid. Yann avancait et derrière lui le radieux occident s’embrasait de lueurs de triomphe. Il marchait, rythmant son pas sur sa musique, svelte, jeune, charmant dans sa veste courte, le vent soulevant ses longs cheveux qui rayonnaient comme une flamme. Il était beau, de la beauté mâle et saine de sa race que de longues générations d’époux fidèles lèguent à leurs fils. ”
