François Abgrall,
Et moi aussi, j’ai eu vingt ans…
“ On ne rachète pas le monde, va !... Ah, Margot ! que tu t’en ailles loin ! Aime, Margot, aime ! Fais-toi aimer aussi. Donne-toi à qui t’aime, à qui te veux. Hais les préjugés stupides et les mœurs imbéciles ! La précarité de notre existence leur est un éternel démenti. Margot ! Il n’y a que de pauvres gens et de petits esprits. Vivre, ma belle, vivre ! Oh ! les lèvres rouges de mon amie, rançon de la souffrance, baiser dans la douleur... Tes lèvres, Margot !... tes lèvres !Hier, j’avais vingt ans Il y a plus de huit mois que j’ai quitté le sanatorium. ”
