Charles Le Goffic,
Poésies complètes
“ Huelgoat !... Je vois un grand cheval blanc qui s’effare Sur la crête d’un mené chauve, en plein azur, Et dont le cavalier aux yeux de songe, Arthur, Brenin de Galle et pentyern des Armoriques, Tout l’infini dans ses prunelles chimériques. S’époumone à sonner du cor par vaux et monts... Huelgoat ! Le sol tressaille et gronde. Quels démons Dans la nuit de ses flancs ont foré ces puits d’ombre ? Vers quel Styx innommé, troupeau muet et sombre, Roulent, le pic au poing, ces hommes demi-nus ? ”
