Gustave Toudouze

Gustave Toudouze

Résumé

Portrait de Gustave Toudouze Gustave Toudouze La baronne : moeurs parisiennes (1883)

Comme l'avait si bien compris Germain Durand, Hélène, l'Hélène d'autrefois, était surtout fière du renom de son amant, de cette signature tracée dans les grands journaux illustrés au bas de dessins dont tout le monde parlait, de cette réputation naissante qui faisait retourner les gens dans la rue, ou dans les couloirs d'un théâtre à quelque première, pour voir Fernand Rénal, le dessinateur à la mode, le peintre des Parisiens par excellence. De plus il était joli garçon, cela flatte toujours une femme, même une femme sans amour.
Source : Gallica

Portrait de Gustave Toudouze Gustave Toudouze La baronne : moeurs parisiennes (1883)

Il lui écrivait, ce n'était plus seulement l'adorateur discret, décidément il devenait l'amant.
Fermant les yeux, s'isolant de plus en plus dans son rêve passionné, elle se souvenait de ses désirs d'autrefois, de ses rêveries de fillette à la pension. – Jamais M. Maxens ne l'avait aimée ainsi, ne lui avait adressé de pareilles protestations d'amour, avec de grands serments, des paroles folles, et des baisers entassés à la fin de la lettre, de ces baisers qui brûlent.
Dans cet absolu détraquement de son cerveau elle ne pensa pas un instant à la honte, à l'éternelle souillure, au crime lâche.
Source : Gallica

Portrait de Gustave Toudouze Gustave Toudouze La baronne : moeurs parisiennes (1883)

Dis-toi que cette Lénore est la maîtresse de ce coulissier véreux, de cet André Avrin, être suspect et louche, capable de tous les métiers, de toutes les infamies et que je dévoilerai comme il le mérite. Pense à ta femme, à ta chère femme, qui est toute ta joie, tout ton bonheur, et qui t'aime, je t'assure, même à travers ses nerfs malades !
– Tu sais que je souffre, mon cher Germain.
– Et elle ! crois-tu donc qu'elle ne souffre pas de cet état terrible ? Crois-tu donc que les maladies de nerfs ne soient pas plus douloureuses pour ceux qui les subissent que pour leur entourage ?
Source : Gallica

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