Résumé

Portrait de Ann Radcliffe Ann Radcliffe Le confessionnal des pénitents noirs

Le moine étouffait ses sanglots et cachait son visage sous son capuchon.
— Pourquoi pleurez-vous, mon père ? demanda tendrement Elena en se penchant vers lui. Dites-le moi, de grâce, afin que je puisse vous consoler.
Cette douce invitation ranima la violente douleur et les remords du coupable Schedoni. Il pressa Elena contre son sein et sentit ses larmes. Elle pleurait en le voyant pleurer.
Sa physionomie était bouleversée. Il se leva et marcha avec agitation. Elena, oppressée par tant d’émotions, n’avait plus la force de l’interroger.
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Portrait de Ann Radcliffe Ann Radcliffe Le confessionnal des pénitents noirs

Mon fils, dit-il, j’ai voulu vous entretenir d’un sujet de la plus haute importance pour votre bonheur et pour notre honneur à tous. On m’a dit qu’il y a non loin d’ici une jeune personne appelée Elena Rosalba. On assure, qu’avec l’aide d’une parente, elle a manœuvré avec tant d’art qu’elle a su vous amener au rôle dégradant de son adorateur.
Le jeune homme se récria. Il avoua son amour à son père. Celui-ci entra dans une violente colère.
Vivaldi défendit l’honneur d’Elena avec la déférence d’un fils, quoique avec la dignité d’un homme.
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Soudain, Vivaldi crut entendre du bruit. Il prêta l’oreille et tout à coup il entendit marcher près de lui, tandis qu’une voix forte et stridente, qu’il reconnut pour être celle du moine, lui cria, dans l’ombre :
— Vous venez trop tard : il y a plus d’une heure qu’elle est partie. Songez à vous !
Quoique frappé par ces paroles, dont il cherchait le sens, Vivaldi s’élança du côté d’où venait la voix et essaya de saisir l’inconnu. Paolo tira au hasard un coup de pistolet et courut aux torches.
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