Joris-Karl Huysmans

Joris-Karl Huysmans

Résumé

Portrait de Joris-Karl Huysmans Joris-Karl Huysmans,  En route

“ La fête de la Trinité passait, signalée par les quatrains de Grégoire le Grand et pour la fête du Saint Sacrement, la liturgie pouvait exhiber le plus merveilleux écrin de son douaire, l’office de saint Thomas, le « Pange lingua », l’ « Adoro te », le « Sacris Solemniis », le V« erbum supernum » et surtout le « Lauda Sion », ce pur chef-d’œuvre de la poésie latine et de la scolastique, cette hymne si précise, si lucide dans son abstraction, si ferme dans son verbe rimé autour duquel s’enroule la mélodie la plus enthousiaste, la plus souple peut-être du plain-chant. ”
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“ Il était monté avec sa suite à l’autel, s’était agenouillé sur un prie-dieu ; puis on lui avait enlevé sa pèlerine, on lui avait passé une chasuble de soie, à croix claire, tissée d’argent, et la messe avait commencé. Un peu avant la communion, le voile noir avait été doucement tiré, derrière la haute grille, et dans un jour bleuâtre pareil à une nuit de lune, Durtal avait entrevu des fantômes blancs qui glissaient et des étoiles qui clignotaient en l’air et, tout contre la grille, une forme de femme, agenouillée, immobile sur le sol, tenant, elle aussi, une étoile au bout d’un cierge. ”
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“ Peu à peu, maintenant, la salle s’emplissait ; des enfants de chœur en rouge avec des pèlerines bordées de poils de lapin allumèrent les candélabres, sortirent, ramenèrent un prêtre, habillé d’une chape d’occasion, à grandes fleurs, un prêtre maigre et jeune, qui s’assit et, d’un ton grave, chanta la première antienne des vêpres.
Et subitement, Durtal se retourna. Dans la tribune, un harmonium soutenait les répons d’inoubliables voix.
”
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