Résumé

Alphonse Momas,  Association de demi-vierges

“ Seules dans la voiture, Simone s’empara des mains de Balbyne et lui dit :
— Ah, ma chérie, ma chérie, j’avais oublié nos plaisirs, et depuis hier, mon cœur n’a cessé de se rappeler notre ivresse !
— Va, elle a du bon, malgré le priekage et les plaisirs de la vue, du toucher, sont aussi doux entre femmes, qu’entre femmes et hommes.
— Entre amies, comme nous le sommes, mon adorée, parce que dans notre âme l’imagination aide à la sensation ; mais l’homme est plus brutal, et il y a beaucoup d’agrément à cette brutalité passionnée.
”
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Alphonse Momas,  Association de demi-vierges

“ Reine était jolie comme un ange, je ne suis pas laide, on se voit la figure et on se plaît, on s’embrasse volontiers, mais on est obligé de s’embrasser en cachette : en s’embrassant dans les petits coins, on sent des idées qui vous poussent, ou entrevoit en imagination ce qu’il y a sous les jupes, on se regarde d’abord soi-même, puis on aspire à regarder sa petite amie et à se faire regarder par elle. Du regard, on devine, qu’avec le toucher, il naîtra des plaisirs tourbillonnants, et on ne résiste plus. ”
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Alphonse Momas,  Association de demi-vierges

“ Huit mois, que rien ne ternissait mes amours avec Claire, et je surpris soudain des ironies dans l’attitude de Noémie, tandis que des froideurs naissaient de Claire à moi. Elle éluda quelques-uns de mes rendez-vous, et, une nuit où elle me croyait endormie, je la vis qui se faufilait derrière les rideaux de Noémie, dont le lit était peu éloigné du mien. J’étais encore jalouse à cette époque, ma chère Simone, j’eus d’abord l’obsession de les tuer toutes les deux, je ne te le cache pas ; puis le dégoût l’emporta et je m’enfermai en moi-même pour décider le parti que je prendrais. ”
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