Alphonse Momas, L’Armée de volupté
“ Lucette poussa un soupir, sourit, et tendant la main à sa sœur, répondit : — Lève-toi, Lucie, joins-toi à nous et unissons-nous pour son bonheur. — Que serai-je auprès de toi, sœur aimée, tu es belle, belle. — Il t’aime et il m’aimera. — Il t’aimait, il ne m’aimera plus. — Que la volupté nous emporte l’âme, chérie, et ne pensons plus qu’à elle. Lucie se releva et en peu d’instants fut nue comme sa sœur, qu’elle arracha aux minettes et aux feuilles de roses d’Émile, en l’attrapant à bras le corps, en l’entraînant sur un canapé où elles tombèrent dans les bras l’une de l’autre. ”
