Gabriel de Beugny d'Hagerue, Yvonne de Montigneul (5e édition… (1885)
“ Quand on rencontre une jeune fille possédant autant de charmes que mademoiselle de Montigneul on est tout disposé là lui élever un autel dans son cœur ; on lui suppose toutes les perfections. Mais quand on la connaît mieux, on finit par découvrir que la divinité a toutes les petites faiblesses inhérentes à notre pauvre nature, on lui trouve des défauts, et on serait disposé à la précipiter du piédestal sur lequel on l'avait placée. D'un amour exagéré, on passe à une indifférence qui n'est pas moins déraisonnable. — Indifférence ! dis-tu? mais, malheureux, je l'aime encore d'un amour insensé. ”
