Georges de Lesbos

Résumé

Georges de Lesbos Voluptés bizarres

D’ailleurs, on peut se convaincre, n’est-ce pas, Hélène ?...
— Mais oui, mon ami, fit cette dernière, en s’approchant de l’enfant, qu’elle troussa vivement...
— Le vieux tournait tout autour, lorgnant le ventre, veuf de tout poil disgracieux, et s’arrêtant surtout dans la contemplation des deux jolies fesses roses, solidement collées l’une contre l’autre, et séparées par une ligne très fine, raide et rapide, comme un trait de crayon...
Posant son lorgnon d’or sur son nez crochu, le vieillard s’exalta, tâtant parfois les chairs fermes, avec une satisfaction évidente...
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Georges de Lesbos Voluptés bizarres

Nonchalamment, et avec un geste délicieux, la courtisane saisit une coupe, et la porta à ses lèvres, invitant le poëte à l’imiter...
— Marius, fit-elle alors, je ne t’aime pas, je ne t’aimerai jamais...
— Hélène !...
— Quelles richesses déposeras-tu donc à mes pieds, en échange de ces jouissances que tu sollicites ?
— Des richesses !... fit le poëte, qui retombait ainsi brutalement dans la plus décevante des réalités... Tu le sais, je n’en possède point. Mais je t’aime et te désire assez, pour te donner ma vie. Dis-moi que tu seras heureuse de partager ta couche avec le pauvre Marius
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Georges de Lesbos Voluptés bizarres

Oh ! mon Hélène, pardonne-moi, murmurait-il de sa voix, mouillée de pleurs, mais les tortures auxquelles je livre journellement mon malheureux cerveau, m’ont fait perdre tout sens, tout équilibre moral... Je ne t’ai épousée que pour tes belles fesses, dont j’ai pu admirer la généreuse ampleur, l’été dernier, à la plage d’Étretat... Je suis un misérable, je le sais, d’avoir voulu... d’avoir essayé... de pénétrer au fond de leur trou chéri... Hélas ! je ne serai jamais heureux, car tes fesses idéales me refuseront toujours la seule volupté, qui me soit chère...
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