Résumé

J.-P.-R. Cuisin La Volupté prise sur le fait

Il faut espérer, me dit Polumnie aussitôt qu’elle m’aperçut, que nous n’irons pas chercher cette nuit, à l’île Saint-Louis, des caricatures de libertinage aussi inconvenantes que celles qui ont occupé nos loisirs ce matin, et que le cours de physique galante que vous me faites faire, mon cher Sylphe, ne sera plus accompagné de circonstances aussi grotesques. — Non, ma chère Polumnie, lui répondis-je ; nous verrons probablement l’amour tel qu’on le faisait au bon vieux temps : point d’écarts d’imagination, point de raffinement de volupté à l’île Saint-Louis...
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J.-P.-R. Cuisin La Volupté prise sur le fait

Tu as vu dans les Nuits de Paris, les choses telles qu’elles sont, me dit-elle, c’est assez te laisser la supériorité d’un demi dieu ; rends-moi donc, suivant mes derniers avertissemens, les charmes que je t’ai confiés, et reprends toutes les illusions d’un simple mortel, elles font l’unique bonheur de son existence... À ces derniers mots, la fée disparut, je me retrouvai sans magie entre les bras de Polumnie, et depuis, bornés à nos seules amours, nous ne pouvons plus divulguer davantage les bigarrures des amours et de la galanterie de la capitale.
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J.-P.-R. Cuisin La Volupté prise sur le fait

J’aurais cru Adolphe plus puissant sur mon cœur et sur mon souvenir, me dit la belle Polumnie à son réveil ; mais je ne connaissais pas encore les nombreuses qualités dont vous venez de me donner tant de preuves, continua-t-elle en me regardant tendrement. — Et pourquoi regretterais-je mon parjure, puisque je trouve réunis dans mon aimable Sylphe (c’est ainsi qu’il lui plut de m’appeler) tous les attraits dont mon infidèle était comblé ?... — Que dis-je ! aux grâces du corps il réunit les charmes de l’esprit, et Adolphe n’était, à bien prendre, qu’un sot charmant.
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