Léon Cortès

Élements biographiques

Léon Cortès Monographie de la commune de Médéa… (1909)

Pas un sentier, si petit soit-il, qui ne possède sa haie d'églantiers, d'aubépines ou de ronces. Çà et là de vastes rideaux de peupliers font songer aux bords enchantés des rivières. Hélas ! là est le point noir. Bien que de nombreuses sources alimentent le pays d'une eau fraîche et délicieuse, bien que les cascades égrènent, aux flancs des montagnes, leurs perles d'argent, Médéa ne possède pas la moindre rivière digne de ce nom, car ce ne sont pas des rivières que les quelques oueds desséchés qui coulent pendant l'hiver à une grande distance de la ville.
Source : Gallica

Léon Cortès Monographie de la commune de Médéa… (1909)

En résumé, Médéa est demeuré plus « ville arabe » que toutes les cités plus rapprochées du littoral. La vie n'y est pas pour cela plus chère et moins commode et les Européens qui s'y sont fixés n'ont pas eu à le regretter. Si les relations commerciales sont plus difficiles avec les indigènes, l'avantage qui en résulte est le bon marché extrême de la main-d'oeuvre, qualité primordiale qui permet aux industriels et aux cultivateurs de lutter avantageusement avec les autres villes. La sécurité n'y est pas moins grande ; les indigènes ayant affaire aux habitants du pays se sont accoutumés à eux.
Source : Gallica

Léon Cortès Monographie de la commune de Médéa… (1909)

Maintefois on a essayé de faire par région le classement des diverses races de musulmans. On attribuait aux Berbères l'extrême-Sud et les hauts plateaux et aux Arabes le littoral et les plaines. Ce classement est sujet à caution. Les diverses invasions, les différentes conquêtes ont tellement mélangé les races qu'il est difficile, de nos jours, de reconstituer l'origine des musulmans qui nous entourent. Il n'est pas d'agglomération d'indigènes, si petite soit-elle, qui ne contienne plusieurs races. L'élément dominant à Médéa paraît être le Turc coulougli ou Turc pur.
Source : Gallica

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