“ La Pointe-aux-Trembles était à cette époque un point important de commerce et de relais entre Batiscan et Québec. La malle-poste s’y arrêtait à son arrivée de Montréal et à son retour de Québec. Lorsque la lourde voiture apparaissait, traînée par quatre vigoureux chevaux et chargée de voyageurs et de colis, c’était un événement pour le village et les environs. Les paysans profitaient du passage de la diligence pour venir faire leurs marchés à la Pointe-aux-Trembles, et souvent ils attendaient des nouvelles de parents ou d’amis éloignés. ”
Pointe-aux-Trembles
Définition et enjeux
Citations sur “Pointe-aux-Trembles”
John Lespérance, Les Bastonnais
“ La Pointe-aux-Trembles, près de laquelle étaient situés le manoir et le domaine de la famille Sarpy, est à un peu plus de vingt milles au-dessus de Québec, sur la rive nord du Saint-Laurent. La route qui la relie à la ville suit assez régulièrement la ligne sinueuse de la rivière. Le traîneau portant le sieur Sarpy sa fille Zulma et son fils Eugène, avait couru rapidement sur cette route jusqu’à ce qu’il eût atteint un point élevé situé à deux ou trois milles de Québec, dominant l’anse de Wolfe et offrant une vue superbe des hauteurs de Lévis. ”
“ Des négociants de Québec y venaient rencontrer les trappeurs canadiens et les chasseurs indiens, et le village prenait un air de fête. L’animation y régnait vive et joyeuse. Souvent un navire de Montréal ou des Trois-Rivières y faisait escale pour y débarquer des marchandises ou pour charger les produits de la terre que les paysans expédiaient à Québec, aux Trois-Rivières ou à Montréal. Malgré son important commerce, la Pointe-aux-Trembles n’était qu’une bourgade dont la population stable ne dépassait pas deux cents habitants. Mais il y venait beaucoup de voyageurs dont profitait le commerce. ”
Ernest d' Hervilly, Contes pour les grandes personnes (1874)
“ Tremblevif descendit le Chemin du Moulin, traversa un pont de pierre, et vit, entre des saules difformes, gibbeux, semblables à d'énormes faucheux aux longues pattes, la Bièvre, luisante comme de l'ébène polie, qui décrivait des circuits nombreux. Il se trouvait alors près du bassin de la Glacière. Le temps qui s'écoula entre le moment où le désespéré peintre, gelé, harassé, somnolent, pénétra dans la vallée hideuse, et l'instant où, obéissant aux lassitudes de son corps et de son âme, il se laissa tomber sur la terre, au pied de hauts peupliers, ne peut s'évaluer. ”
Jules Tremblay, Trouées dans les novales
“ La montée du lac se rapproche, pendant que la musique crispante ponctue l’ondulation lente de la colonne humaine. La marche s’accélère, et l’on arrive enfin. Sur la galerie du logement que les Gordons ont cédé au Père Patentane, il y a une niche de cèdre et d’érable. C’est ici que reposera le dais, avec son reliquaire. Le cortège fait cercle, et le protagoniste du saint monte sur les marches. ”
André-Auguste-Eugène-Laurent-Marie Lafond, Ministère de l'Agriculture. Administration des eaux et forêts… (1900)
“ De même, la dune littorale bordant la forêt de la Tremblade, située à l'extrémité septentrionale du massif de la Coubre, est presque à pic; comme elle est très élevée, très épaisse et boisée jusqu'à la crête, il n'y a rien à y faire. 3° Situation spéciale de la pointe de la Coubre. A la pointe de la Coubre, se coupent deux grosses dunes littorales, l'une, dune Sud de direction Ouest-Est, et l'autre dune Ouest, allant du sud au nord et formant un angle droit dirigée par suite vers le sud-ouest. ”
Jean de La Glèbe, Le diable est aux vaches
“ Disons tout de suite que si le père Tremblay s’y connaissait en homme, il n’était peut-être pas une autorité des plus compétentes en fait de terres et de cultures, etc. Il avait passé sa jeunesse à faire du cabotage, comme capitaine de goélette, et avait acquis comme chef d’équipe et meneur d’hommes une habileté incontestable. Aussi était-il à peine arrivé dans les épaisses forêts des Cantons de l’Est, que les compagnies qui en exploitaient alors les bois se hâtaient de s’assurer de ses services comme boss ou foreman dans l’un ou l’autre de leurs chantiers, et surtout pour la drave. ”
Jules Tremblay, Trouées dans les novales
“ La tour ronde du phare, debout sur le roc à pic, dominait l’océan, sans bornes vers l’est et le sud. La verdure, l’été, encadrait les maisonnettes étagées sur des chemins convergeant à la plage. Pierre, marié depuis quelques mois, habitait avec Marie et le vieux Le Moyne un logis qui commandait une de ces routes, sur le flanc oriental du promontoire. Avril battait son plein. Les ramilles secouaient leurs frimas. Lirette et sa femme voyaient l’avenir plus grand que l’horizon, plus radieux que le soleil printannier. Les rêves de bonheur ne tiennent pas devant l’imprévu. ”
Jules Sandeau,
Revue des Deux Mondes
“ Il conseilla à son jeune ami de laisser sa chaise à Grenoble et lui offrit dans sa calèche une place que Richard accepta. La Tremblaye est un vaste domaine situé à quelques lieues de Grenoble, entre Voreppe et Saint-Laurent-du-Pont. Le château, qui en est le centre, et, pour ainsi dire, le point de ralliement, s’élève à mi-côte et domine la magnifique vallée de l’Isère. On y arrive par de gracieux détours, le long d’une pente insensible, à travers une forêt de trembles qui sont comme les armes parlantes de l’antique maison qu’ils ombragent. ”
“ Mais ce qui le flatta le plus, ce fut le château de La Tremlays lui-même. À la vue de ce cher édifice qui ouvrait sur une immense avenue sa grande porte écussonnée, Hervé de Vaunoy arrêta son cheval de charrette et ne put retenir un cri d'allégresse.—Saint-Dieu! murmura-t-il tout ému, notre maison de Vaunoy tiendrait avec ses étables, écuries et pigeonniers sous le portail de ce noble château. Il faudrait que M. Nicolas Treml, mon cousin, eût l'âme bien dure pour ne point me donner un gîte en quelque coin; et quand on a pied dans quelque coin, talent et bonne volonté, tout le reste y passe! ”
Guillaume d' Hoste, Notice sur la Tremblade (Charente-Inférieure… (1862)
“ Venez, baigneurs, venez visiter notre plage, La brise du matin murmure doucement ; La mer est sans écueil, le ciel est sans orage, Accourez, il fait chaud, la fraîcheur vous attend. (1) La Tour de Broue, au pied de laquelle on construisait encore dans le XVlIme siècle, des bâtiments de 40 tonneaux. (Massiou, tom. ter, introduction, pag, 13.) L'ancien port des Santons (1) était à La Tremblade, La Seudre avait alors un plus facile accès, Et l'on dit que César a mouillé sur sa rade, Pour étendre en vainqueur le cours de ses succès. ”
Jules Tremblay, Trouées dans les novales
“ Ce fut un éclatement brusque de mots sonores, un débit nerveux et volubile, une gesticulation large comme des ailes de moulin, une dégringolade tapageuse hors de la barouche à Vaneur : et gros, mouvementé, suant et criant, un homme se trouva debout devant la maison du maître de poste, Toine Gagnon, pendant que l’attelage décrivait un beau demi cercle dans le chemin du Roi, et s’arrêtait tout droit sous le perron. Une fois à terre, le gros homme ne tint plus en place. ”
Charles-Alfred-Marie Paradis, Le Témiscamingue à la Baie-d’Hudson
“ Le bois, en général, n’y vient pas très gros. En certains endroits pourtant, l’épinette blanche est belle. Ce dernier bois avec le tremble sont les arbres les plus communs. Le plateau de la hauteur des terres est en réalité la patrie du tremble. Il y a ceci de remarquable que cet arbre acquiert ici des proportions que l’on pourrait appeler gigantesques, comparé à ceux qui croissent dans les pays plus chauds. Le tremble en effet, pousse très vite et s’accommode des étés courts. ”
Jules Tremblay, Trouées dans les novales
“ Un clocheton s’équilibre tant bien que mal sur le pignon pointu, et suspend une petite cloche au son grêle que le moindre vent fait osciller et vibrer. En face, mais plus haut et plus loin, sur la crête argileuse où deux lacets de la route se rejoignent, l’église paroissiale en pierres des champs s’effile au mitan d’une plantureuse végétation jardinière. Tiphrem, en nous indiquant la chaire à criée sur le côté du perron, se montre chauvin : — J’ai vu bâtir l’église, moi. Je n’en connais pas de plus belle. ”
Jules Tremblay, Trouées dans les novales
“ D’un côté du pont, on touchait fond à trois ou quatre pieds, et l’on voyait scintiller dans le sable du lit, des pyrites que Bidou identifiaient avec les « yamants du yâbe » chers aux désirs modestes des gamins. Vers le centre du pont, la rivière basculait soudainement en abîme, et atteignait une profondeur de vingt-cinq pieds, pour se relever gracieusement ensuite jusqu’au petit isthme à fleur d’eau, que les enfants traversaient l’été sans se mouiller les mollets. ”
Paul Féval, La Forêt de Rennes
“ Son château de la Tremlays était l’un des plus beaux qui fût dans la Haute-Bretagne. Son manoir de Bouëxis n’était guère moins magnifique. Il fallait deux heures pour se rendre de l’un à l’autre, et durant tout le chemin on marchait sur la terre de Nicolas Treml. C’était un vieillard de grande taille et d’austère physionomie. Ses longs cheveux blancs tombaient en mèches éparses sur le drap grossier de son pourpoint, coupé à l’ancienne mode. L’âge n’avait point modéré l’ardente fougue de son regard. ”
Eugène Fromentin,
Revue des Deux Mondes
“ André était donc, après le maître et la maîtresse du logis, le principal personnage des Trembles et le mieux écouté. Le reste du personnel, assez nombreux, se distribuait dans les multiples recoins de la maison et de la ferme. Le plus souvent tout paraissait vide, excepté la basse-cour, où remuaient tout le jour durant des troupeaux de poules, le grand jardin où les filles de la ferme ramassaient des faix d’herbes, et la terrasse exposée au midi, où, quand il faisait beau. Mme de Bray avec ses enfans se tenait dans l’ombre, chaque matin plus rare, des treilles, dont les pampres tombaient. ”
Jules Tremblay, Trouées dans les novales
“ Lerner ! Barre tribord à la bouée ! Les rames crièrent dans les scalmes et battirent rudement. Pierre se penchait pour saisir le flotteur lorsqu’une lame, trombant sur la chaloupe, bouscula le pêcheur hors du surplomb. Des gens moins emmarinés que les rameurs auraient chaviré sous le coup, mais Le Moyne para ; et Pierre, disparu un moment, sourdit dans les lagans et fut poussé jusqu’à la bouée. Un coup de nage, et il s’y cramponnait. La barque allait le rejoindre ”
Paul Féval, Le Loup blanc (1878)
“ Quelles que fussent ses angoisses secrètes, Nicolas Treml était trop fier et trop fort pour les laisser paraître sur son visage. Il monta en silence les noirs escaliers de la Bastille, et entra dans son cachot comme il entrait jadis au grand salon du château de la Tremlays, le front haut et la tête calme. ”
Paul Féval, Le Loup blanc (1878)
“ Le voyage fut long. Ils virent d’abord Laval, ancien fief de La Trémoille ; Mayenne, qui donna son nom au plus gros des ligueurs ; Alençon, qui fut l’apanage des fils de France. Dans chacune de ces villes ils s’arrêtaient le temps de faire reposer leurs chevaux. Puis ils repartaient en hâte. — Où allons-nous ? se demandait parfois Jude Leker. Mais il ne faisait point cette question tout haut. S’il plaisait à Nicolas Treml de taire le but de ce voyage, ce n’était point à lui, Jude, qu’il appartenait de surprendre ce secret. ”
Paul Poiré, Six semaines de vacances (1880)
“ LE SAINT-MICHEL. Tréport, dont les maisons se rapetissaient à vue d'œil: l'église n'était déjà plus qu'une miniature au sommet de la falaise : les toits du château d'Eu étincelaient au milieu d'un bouquet de verdure. Nous passons devant le bourg d'Ault : au fond de l'entonnoir que forme la falaise avant de mourir, nous apercevons à la lorgnette quelques rares baigneurs. La mer grossit toujours, les lames se précipitent et deviennent plus fortes : quelques-unes ont déjà sauté sur l'avant du bateau et inondé le pont. ”
Eugène Fromentin,
Dominique
(1863)
“ Un brouillard bleu qui s' élevait à travers les arbres indiquait qu' il y avait exceptionnellement dans ce bas-fond du pays quelque chose au moins comme un cours d' eau ; une longue avenue marécageuse , sorte de prairie mouillée bordée de saules , menait directement delà maison à la mer . « Ce que vous voyez là , me dit le docteur en me montrant cet îlot de verdure isolé dans la nudité des vignobles , c' est le château des Trembles et l' habitation de M. Dominique . » ”
George Perrot, La Ville de Trèves, étude d’histoire et d’archéologie
“ La gracieuse demeure couronne la falaise qui, de la rive gauche, regarde Trèves, ses clochers et ses ruines ; elle brille parmi les arbres, au sommet d’une côte où de place en place le grès affleure et fait saillie ”
Alfred Prud'homme, Histoire de Neauphle-le-Château du XIe siècle à nos jours (1902)
“ Trembleium, Trembletanis, Trempleto, Trembletum et Trempletum est une commune de 602 hectares, du canton de Montfort-l'Amaury, de 100 maisons et de 400 habitants environ, à 2 kilom. de la Mauldre, 5 kilom. de Montfort, 23 kilom. de Versailles et 23 kilom. de Rambouillet. IL existe au Tremblay, un joli château qui renferme plusieurs tableaux remarquables de Ph. de Champaigne ; le parc a de vastes proportions. Le Tremblay dépendait autrefois de la châtellenie de Maurepas, de l'archidiaconé du Pincerais, et du diocèse de Chartres. ”
Louis Gabriel Suchet, Mémoires du maréchal Suchet, duc d'Albufera… (1828)
“ La montagne du Tremedal forme une espèce de croissant de trois quarts de lieue de longueur; elle s'élève de plus de six cents pieds au-dessus de la Molina et de la petite ville d'Origuela bâtie au bord, dans une gorge étroite, à l'extrémité d'une plaine stérile de deux lieues, qui se prolonge dans la direction de Villar de Saz. La branche du croissant la plus rapprochée se termine en plate-forme circulaire ; là est bâti le monastère avec ses dépendances. Le sommet est entouré d'aiguilles et de rochers, qui forment comme un parapet avec des embrasures. ”
Jules Tremblay, Trouées dans les novales
“ Notre guide explique : Là-bas, très loin parmi les érables rouges, c’est la terre des Joachims, avec son toit français. Devant, chez les Michels, c’est une demeurance en bois, avec saillie du premier étage à l’un des bouts, avec tourelle carrée surmontée d’un pignon en forme de cloche de Noël. On distingue, selon les motifs de construction, la diversité des origines, le régionalisme canadien transplanté de partout dans les Cantons-de-l’Est. ”
Rémi Tremblay,
Pierre qui roule
“ Le commandant lui dit : « Ici, les gens ne se baignent pas dans la mer. L’eau est trop froide. Nos pêcheurs, qui passent sur les flots la majeure partie de leur vie, ne savent pas nager. » Ce voyage avait fortement intéressé Quéquienne. Il était monté au sommet du phare de Paspébiac, avait visité les grands séchoirs de morue des Le Bouthiller, avait rencontré à New-Carlisle deux autres de ses anciennes connaissances : M. d’Anjou, jeune avocat qu’il avait connu à la tribune des journalistes et le docteur Théodore Robitaille, alors lieutenant-gouverneur de la province de Québec. ”
George Perrot, La Ville de Trèves, étude d’histoire et d’archéologie
“ SON HISTOIRE ET SES MONUMENS À quelques lieues de notre frontière du nord-ouest, à trois heures à peine de Metz, se trouve une antique cité qui a gardé un nom longtemps célèbre dans l’histoire, celui de Treviris, aujourd’hui Trèves. Elle est en dehors de ces routes que les touristes aiment à suivre avec la machinale docilité de l’étincelle qui court le long du fil électrique. Pour gagner Trèves par le chemin de fer, quand on remonte le Rhin ou qu’on le descend, il faut faire un long détour par Aix-la-Chapelle, Liége et Luxembourg, ou par Neun-Kirchen et Sarrebruck ”
Jules Tremblay, Trouées dans les novales
“ En admirant l’aisance des fermes et la vie des champs, active et chantante, nous nous rapprochons insensiblement d’une tache d’argent, qui peu à peu se grandit et se mordore de reflets d’opale, de bleus d’acier, de prismes fantastiques, de jaune topaze et de rayons d’émeraude, selon que le vent frappe tel endroit, que le mouvement des arbres de bordure laisse ou non pénétrer sur le lac la vapeur et le rutilement du soleil. — Pas de fond, ici, » s’écrie notre homme, en continuant tout haut sa pensée. « Bidou a pris des brochets et des carpes longs... comme ça. » ”
Guillaume d' Hoste, Notice sur la Tremblade (Charente-Inférieure… (1862)
“ On trouve à la Tremblade, au milieu de la société, qui pourrait être divisée par ses nuances religieuses, une heureuse harmonie entre tous ses membres. Il existe. parmi ses habitants, les meilleurs rapports ; on rencontre généralement, dans le commerce de la vie, ces marques de respect et de bienséance de bonne compagnie qui attirent les uns et les autres, comme s'ils étaient membres d'une même famille. ”
