Charles-Alfred-Marie Paradis

Résumé

Charles-Alfred-Marie Paradis Le Témiscamingue à la Baie-d’Hudson

Pendant ce temps, que ferait la navigation ? Grâce à cette facilité qu’offrent les rivages du Lac Témiskaming, de pouvoir être accosté sur tous les points pour un circuit de 200 milles au moins, chaque localité profitera en même temps de tous les avantages. Et surtout, tout se fera sans travaux ni dépenses considérables.
Un million, une fois pour toutes.
Il est facile de voir que pour un pays qui n’est seulement qu’au début de sa colonisation, ce système, la navigation l’emporte sur tous les chemins de fer du monde.
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Charles-Alfred-Marie Paradis Le Témiscamingue à la Baie-d’Hudson

Aussi loin que l’œil se porte, il n’aperçoit que des côtes profondément labourées, des sillons, des gorges, des talus qui surplombent de gigantesques dégringolades de bouleaux et épinettes dont les troncs branchus et enchevêtrés obstruent la rivière, barrent les rapides, mais luttent en vain contre la fureur du courant qui bientôt les emportera à leur tour pour servir d’aliment aux rivages de la Baie-James.
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Charles-Alfred-Marie Paradis Le Témiscamingue à la Baie-d’Hudson

Pour le moment un chemin de fer n’est pas ce dont nous avons besoin pour aller à Témiskaming, quand bien même cette voie partirait de Mattawan. Cela coûtera trop cher et surtout prendra trop de temps.
Si on hésite à nous accorder un million pour une navigation qui fait notre affaire, il n’est pas probable qu’on nous gratifie de cinq à six millions pour un chemin dont nous n’avons pas besoin.
S’il est prouvé que la navigation est la voie la plus prompte à établir pourquoi ne nous la donne-t-on pas aux prix si modique d’un million ou peut-être moins encore.
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