John Lander et Richard Lemon Lander

Résumé

John Lander et Richard Lemon Lander Revue des Deux Mondes

Nous filions rapidement dans un canal qui, large d’abord d’un demi mille, allait s’agrandissant graduellement de plus de moitié ; de beaux arbres à touffus ombrages, à formes pyramidales, paraient les deux rives, leur donnant l’aspect d’un immense parc ; des blés presque mûrs ondoyaient sur le bord des eaux. De demi-heure en demi-heure apparaissaient de longs villages ouverts ; des troupeaux de bétail tachetés paissaient et se reposaient à la fraîcheur de l’ombre. Pendant plusieurs milles, l’aspect du fleuve n’était pas moins enchanteur que celui de ses bords, uni comme un lac
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NAVIGATION SUR LE NIGER, DE BOUSSA À YAOURY. (Jeudi, 24 Juin) . Dans le courant de la matinée, nous nous sommes dirigés vers le bord de la rivière, qui n’est éloigné des habitations que de vingt à trente pas, pour aller encourager, presser les ouvriers du canot ; promesses, menaces, rien n’y a fait : on ne peut ni les amadouer ni les intimider. « Ils ne s’exténueraient pas », disaient-ils froidement, « pour toutes les richesses que nous pourrions avoir ! »
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Il fallut donc les laisser là et prendre patience. La branche du Niger qui coule à Kagogie peut avoir un mille de large ; mais de nombreux bancs de sable élèvent tellement le fond, que partout, à l’exception d’un seul canal étroit, un enfant passerait facilement à gué. Mungo-Park avait choisi une branche où l’eau est plus profonde, la navigation plus sûre, bien qu’elle l’ait conduit à des dangers non moins grands.
Nos chevaux ont traversé la rivière et gagné l’autre bord ; de là on les mènera par terre à Yaoury, car les canots du pays sont trop frêles pour les porter.
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