Émile Auzou, Revue des Deux Mondes
“ Mais si, dans les parties resserrées, le chenal se maintient assez bien, il divague dans les vals au milieu d’un épais limon, au milieu surtout de bancs de sable immenses, dont la végétation, la culture même souvent fixent les rives jadis incertaines. Les sables ! Comment sauver un fleuve qui en roule, qui en étale sur des centaines de kilomètres ? Le voyageur le plus léger est frappé à ce spectacle. La matière solide attire seule son regard. « C’est un fleuve de sable ! » Il se représente la Loire comme ces torrens de bouc qui sortent parfois des glaciers. ”
