Résumé

George Perrot La Ville de Trèves, étude d’histoire et d’archéologie

Le territoire de Trèves avait déjà été deux fois ravagé, la ville même avait été, à ce qu’il semble, deux fois prise et pillée ; les indomptables Francs, ennemis farouches qui venaient battre sans cesse la frontière, ou alliés douteux cantonnés dans les limites de l’empire, étaient là tout près de Trèves, mal contenus par les forteresses du Rhin ou campés dans le territoire trévirois, et le tableau que nous trace Ausone n’offre que de riantes et douces images ! Il semble que toutes les traces des maux passés aient déjà disparu, et que partout règnent la sécurité et la confiance en l’avenir.
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George Perrot La Ville de Trèves, étude d’histoire et d’archéologie

C’était en partie désir inné d’apprendre, de briller et de jouir, goût instinctif du luxe et de l’éclat, en partie calcul d’ambition et envie d’attirer sur soi les yeux et la faveur de l’empereur et de ses délégués. On sait la politique qu’Auguste avait inaugurée en Gaule, et que suivirent ses successeurs immédiats : ce qu’ils tentèrent, ce qu’ils voulurent avec persévérance et succès, c’était détruire les anciennes associations, effacer les vieux noms et les vieux souvenirs, dépayser les Gaulois, si l’on peut ainsi parler, ôter à la Gaule la conscience et la mémoire.
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George Perrot La Ville de Trèves, étude d’histoire et d’archéologie

« Vous désirez des jeux publics, habitans de Trèves ; après le sang, après les supplices, vous demandez des théâtres, vous réclamez du prince un cirque ; mais pour qui ? pour une ville épuisée et perdue, pour un peuple captif et ravagé, qui a péri ou qui pleure ! »
C’est encore un édifice romain, le palais, dit-on, de l’impératrice Hélène, mère de Constantin, qui forme la partie centrale, le noyau du Dom de Trèves, la plus ancienne cathédrale de l’Allemagne.
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