Résumé

Jules Tremblay Trouées dans les novales

Toine avait vingt ans. Les jeunesses de la paroisse trouvaient en lui leur désespoir ; mais comme toute gloire a ses revers et tout hasard ses mystères, la Toune, qu’il adorait, brûlait pour un autre, pour Pit, le fils du cordonnier, grave et timide garçon dont l’attachement s’épuisait en vaines espérances à la poursuite de Tildé.
Et les quatre amoureux, ardents à l’envi, aimant sans retour, défilaient l’un à la traîne de l’autre le chapelet sans fin des appétences et des déceptions humaines, où le désir était une souffrance et l’espoir un martyre.
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Jules Tremblay Trouées dans les novales

Les cousins ne s’épousent pas. Le Curé le défend. Les parents ne veulent pas. Le Ciel punit ces mariages. Mais alors c’était la séparation, la vie perdue sans appel, le contact et l’intimité de tiers non aimés.
Un soir, la Zoune et Pitou se sentaient bien tristes. Leur pensée ne pouvaient plus vaguer dans le songe commencé, s’égarait dans l’avenir, tout noir de douleurs et de solitude.
En se quittant pour aller dire la prière du soir avec les autres, ils se firent dans une longue étreinte coupée de larmes et de baisers, le serment de ne jamais appartenir à d’autres.
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Jules Tremblay Trouées dans les novales

Il n’y avait plus de fille chez les Cador, et les huit gars donnaient, avec leur père, bien du mal aux petits embellissements tentés par la mère malade et la boiteuse clopinante. Aussi, les objets familiers, habitués à voir aller et venir des êtres rudes et rustres, des rides, des boiteries et de l’ennui, eurent-ils un réveil de plein Bonheur en reconnaissant auprès d’eux le rayonnement d’une franehe et rieuse jeunesse.
Tout d’abord le banc des seaux connut la délicatesse d’une attention quotidienne, et personne n’osa plus l’encombrer et l’inonder.
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