Maurice Barr, Mémoires d'une poule noire (1868)
“ Et pourtant je les envie, car elles sont jeunes ; j'envie leurs jeux, leurs ébats, leurs courses folles au soleil; j'envie leurs œufs et surtout leurs petits poussins qui font : pïé! pïé! autour d'elles. Mais, comme je ne suis plus de l'âge de ces jeunes poulettes et qu'elles ne m'invitent jamais à goûter de leur grain — bien au contraire — ma visite n'est pas longue. Je repasse la grille et je vais rêver dans quelque coin bien chauffé du soleil et bien garanti du vent. A quoi peut bien rêver une poule? demanderezvous. ”
