Poule noire

Définition et enjeux

Maurice Barr,  Mémoires d'une poule noire (1868)

“ Et pourtant je les envie, car elles sont jeunes ; j'envie leurs jeux, leurs ébats, leurs courses folles au soleil; j'envie leurs œufs et surtout leurs petits poussins qui font : pïé! pïé! autour d'elles.
Mais, comme je ne suis plus de l'âge de ces jeunes poulettes et qu'elles ne m'invitent jamais à goûter de leur grain — bien au contraire — ma visite n'est pas longue.
Je repasse la grille et je vais rêver dans quelque coin bien chauffé du soleil et bien garanti du vent.
A quoi peut bien rêver une poule? demanderezvous.
”
Source : Gallica

Portrait de Charles-Émile Jacque Charles-Émile Jacque,  Le Poulailler

“ La couleur de sa peau, qui est par tout le corps d’un bleu foncé noirâtre, ne s’aperçoit qu’aux pattes, qui sont à cinq doigts, courtes et bordées extérieurement de petites plumes soyeuses.
La poule, aussi douce et aussi familière que la cochinchine, est, parmi les poules naines, la plus féconde, la meilleure couveuse et la meilleure mère. Les petits sont très-rustiques et très-faciles à élever.
La couleur noire de la peau se retrouve dans le bec, dans le gosier, dans l’anus et jusque dans les intestins, et la chair n’est pas très-bonne à manger.
”
Source : Wikisource

Maurice Barr,  Mémoires d'une poule noire (1868)

“ Serpent, s'écria de nouveau Vol-enl'Air, attrape à ne pas jamais toucher à la poule noire, ou que sans ça je l'autorise à te flanquer des coups de bec.
tu entends, la poule? Eh! Xavier! vous qui avez la poigne aussi forte que la tête, prenez-moi donc un peu ce serpent de moussaillon. que s'il touche à la poule, tordez-lui le cou comme à un poulet.
”
Source : Gallica

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