Paul Poiré

Résumé

Paul Poiré Six semaines de vacances (1880)

Un bateau vogue tranquillement pendant la nuit : on a oublié d'allumer les feux de position, rouges et verts, qui
signalent sa présence, feu vert à tribord, feu rouge à bâbord : le temps est sombre, on ne distingue rien. Un navire à vapeur arrive de toute la vitesse de son hélice, il choque le bateau non éclairé, les flancs de celui-ci se déchirent et l'eau entre partout. Le bateau abordé, par suite de l'excès de ce lest liquide, est devenu plus lourd à volume égal que l'eau de mer sur laquelle il marchait avec sécurité, et son poids l'emportant sur la poussée qu'il subit, il coule à fond.
Source : Gallica

Paul Poiré Six semaines de vacances (1880)

On vient de voir au loin la locomotive avec son panache de vapeur ; bientôt on entend le coup de piston lui-même qui ralentit sa marche; les portières se garnissent de figures fatiguées par le voyage, mais joyeuses de toucher au but ; les mouchoirs s'agitent.
Enfin, l'imposante machine s'arrête : elle semble fière d'apporter tant de joies à ceux qui l'attendent. Tout le monde se précipite aux portes des wagons, on aide les dames à descendre, on s'arrache les colis à la main. On se jette dans les bras l'un de l'autre, on s'embrasse.
Source : Gallica

Paul Poiré Six semaines de vacances (1880)

LE SAINT-MICHEL.
Tréport, dont les maisons se rapetissaient à vue d'œil: l'église n'était déjà plus qu'une miniature au sommet de la falaise : les toits du château d'Eu étincelaient au milieu d'un bouquet de verdure. Nous passons devant le bourg d'Ault : au fond de l'entonnoir que forme la falaise avant de mourir, nous apercevons à la lorgnette quelques rares baigneurs.
La mer grossit toujours, les lames se précipitent et deviennent plus fortes : quelques-unes ont déjà sauté sur l'avant du bateau et inondé le pont.
Source : Gallica

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