Résumé

F. Rittiez Histoire du palais de justice de Paris et du parlement… (1860)

Le 10 juin, le duc de Bourgogne entre dans Paris; les bruits les plus sinistres se répandent, et le 12, jour de funèbre mémoire, la populace excitée, furieuse, délirante, court à la Conciergerie, enfonce les portes et fait sortir tous les prisonniers quels qu'ils soient, armagnacs, bourguignons, criminels, débiteurs, et les égorge sans pitié : ni le sexe ni l'âge ne sont épargnés. Dans un moment, la cour du Palais est inondée de sang, couverte de cadavres.
Le chancelier, six évêques, un grand nombre de membres du parlement expirent sous les coups de ces forcenés.
Source : Gallica

F. Rittiez Histoire du palais de justice de Paris et du parlement… (1860)

Le parlement, fatigué d'une lutte dans laquelle il a fini par succomber, subit Mazarin. — C'est ainsi que vont les choses en ce monde : les esprits les plus rétifs finissent par ployer quand la fortune semble leur avoir donné tort.
Le rôle du parlement va bientôt changer. Mazarin meurt et Louis XIV prendra lui-même les rênes de l'Etat. Il
établira en principe « que la cour est instituée par le roi pour administrer la justice et non pour se mêler d'administration, de guerre, de finance ni de fait de gouvernement. »
Source : Gallica

F. Rittiez Histoire du palais de justice de Paris et du parlement… (1860)

Ce fut sous Philippe le Bel que la juridiction du parlement prit enfin une assiette fixe et définitive, et que les appels ne furent plus l'objet d'aucune contestation par les seigneurs.
Le parlement sévissait contre ceux qui se défendaient par la violence. « Avec le temps, dit Loyseau, la raison et la justice l'emportoient, et par sa vigilance et sa fermeté, le parlement vint à bout d'établir ce droit de ressort qui est, sans contredit, le plus fort bien que soit pour maintenir la souveraineté
Source : Gallica

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