Résumé

Portrait de Henri Bouchot Henri Bouchot L'exposition des primitifs français… (1904)

Le peintre du petit Orland qui est un Français indiscutable, un gothique, un pur fruit de terroir, paraît d'une vigueur et d'un talent plus robustes que n'est le Peintre des Bourbons plus gracieux et plus tendre. En composant ce portrait qui est une page d'histoire splendide, où l'on sent toutes les dégénérescences d'une race, toutes les menaces de mort sous une insouciance de bébé, l'artiste en était resté à Jean Fouquet, avec peut-être un peu plus d'âme et plus de philosophie.
Source : Gallica

Portrait de Henri Bouchot Henri Bouchot L'exposition des primitifs français… (1904)

L'enfant Jésus, de même que celui de la Vierge Rolin, est un chef-d'œuvre de naturalisme vrai. La reproduction ne donne qu'une idée fort imparfaite de ce corps d'enfant si plein de vie. Le Peintre des Bourbons se distingue de tous ses congénères, même du célèbre Van der Goës par son extrême habileté à traduire les chairs d'enfant, à semer leur tête d'un duvet impalpable, et contrairement aux plus habiles Flamands, David ou Memling, à construire des enfants viables.
Source : Gallica

Portrait de Henri Bouchot Henri Bouchot L'exposition des primitifs français… (1904)

Il faut, en vérité, avoir l'œil d'une acuité de vision bien remarquable pour trouver des nuances entre l'un et l'autre. Je dois reconnaître que bien peu de nos contemporains paraissent posséder ce don.
A notre sens ce portrait est bien du Peintre des Bourbons, celui qui exécuta l'effigie du cardinal de Bourbon en 1485, du duc Pierre en 1488, et qui composa ultérieurement le triptyque de Moulins son œuvre capitale. Au point de vue historique — et l'on a tort quand on fait de la critique de dédaigner l'histoire — tout concorde en faveur de Jean Perréal.
Source : Gallica

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