Résumé

Collectif Gazette des Beaux-Arts - 3e période

Car, ainsi que nous l’observions plus haut, dire absolument qu’un artiste est purement naturaliste ou purement idéaliste, c’est dire une absurdité ; mais dire que dans toute œuvre d’art la nature et l’idéal ont leur place, c’est formuler une copieuse banalité. On se prend à sourire vraiment, en regardant, comme nous venons de le faire, les tableaux de l’école dite naturaliste, lorsqu’on songe que les auteurs de ces tableaux prétendaient n’avoir point d’idéal, et qu’ils croyaient reproduire simplement et directement et scientifiquement la nature.
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Quoi qu’il en soit, elles sont dignes l’une de l’autre et, à quelques nuances près, c’est bien le même esprit, le même art qui s’y manifeste, art grandiose encore, majestueux et grave, mais tempéré déjà par une recherche de finesse et de grâce plus aiguë, d’esprit plus pénétrant, d’un peu de maniérisme même, surtout dans la figure de la Vierge, dont le visage, l’attitude, la draperie aux plis plus menus, sont peut-être ce qui, dans l’ensemble, annonce le plus directement l’art du xive siècle.
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Si délicieuses, si instructives que soient toutes ces effigies, peintes ou crayonnées, d’une société cultivée, raffinée, et, dans la fin, efféminée et corrompue, il faut bien reconnaître que l’art du portrait, réduit à cette quintessence, n’est plus la représentation complète et puissante des êtres vivants, telle que l’avaient comprise Fouquet et le Maître de Moulins, telle que la réalisaient alors les Florentins et les Vénitiens et déjà aussi les Flamands et les Hollandais.
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