Horace de Choiseul

Horace de Choiseul,  Revue des Deux Mondes

“ « Cependant, dit-il, nous ne voudrions pas, pour y parvenir, nous placer dans une position violente qui nous obligerait à faire la guerre contre l’Europe entière et à y ébranler tout l’ordre social déjà chancelant. Toutefois, la pensée d’un système si complet pour nous, et pour les autres Etats, doit s’offrir à notre esprit, mon prince, avec tout ce qu’elle a de grand et de vrai. S’il faut l’abandonner, ce sera un sacrifice d’autant plus pénible qu’aucune idée d’ambition n’en altère la pureté. »
M. de Talleyrand répondit :
Londres, 3 janvier 1831.
”
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Horace de Choiseul,  Revue des Deux Mondes

“ Voilà vos dépêches Belges, mon cher général, je garde les autres. Je suis au bout de mon rouleau et je ne sais plus où donner de la tête pour cette maudite affaire. Le roi des Pays-Bas est un gâte-métier. Ce n’est pas céder que d’ajourner l’ouverture de l’Escaut au 20.
C’est tout brouiller en la Belgique. J’en ai le cœur très gros, et en vérité, je souscrirais à tout ce qui en finirait. Il ne m’est pas démontré que ce ne sera pas pour le prince d’Orange.
”
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Horace de Choiseul,  Lettres particulières du roi Louis-Philippe et du prince de Talleyrand au ministre des affaires étrangères…

“ Nous ne pouvons, ni ne devons souffrir que cette affaire de la Belgique se prolonge davantage. Il faut en finir à quelque prix que ce soit de part et d’autre. Le Prince d’Orange sera bientôt éconduit, mais alors il faudra que le Roi de Hollande et le Roi des Belges soient contraints de se donner la main, et qu’un traité définitif, garanti par l’Europe, enterre à jamais cette maudite question. C’est à M. de Talleyrand qu’il faut bien mander cela. ”
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