Horace de Choiseul

Résumé

Horace de Choiseul Revue des Deux Mondes

Voilà vos dépêches Belges, mon cher général, je garde les autres. Je suis au bout de mon rouleau et je ne sais plus où donner de la tête pour cette maudite affaire. Le roi des Pays-Bas est un gâte-métier. Ce n’est pas céder que d’ajourner l’ouverture de l’Escaut au 20.
C’est tout brouiller en la Belgique. J’en ai le cœur très gros, et en vérité, je souscrirais à tout ce qui en finirait. Il ne m’est pas démontré que ce ne sera pas pour le prince d’Orange.
Source : Wikisource

Horace de Choiseul Revue des Deux Mondes

La signature des cinq puissances après un an de difficultés est quelque chose que vous pouvez faire valoir dans l’esprit de paix autant que vous le voudrez. Je suis bien heureux d’avoir fini, car je crois que c’était pressant ; et surtout d’avoir fini de manière que vous puissiez montrer combien les intérêts de la France ont été soignés. Dans ma dépêche, je vous donne l’esprit des articles qui aujourd’hui ne sont que paraphés, mais qui, demain, partiront pour la Hollande qui se montre parfaitement mécontente, et pour la Belgique, qui portait, ses prétentions plus haut.
Source : Wikisource

Horace de Choiseul Revue des Deux Mondes

Et le roi Louis-Philippe n’avait-il pas dit, dans un entretien avec ce même ministre : « Les Pays-Bas ont toujours été la pierre d’achoppement de la paix en Europe ; aucune des grandes puissances ne peut, sans inquiétude et jalousie, les voir aux mains d’un autre. Qu’ils soient, du consentement général, un Etat indépendant et neutre et cet Etat deviendra la clef de voûte de l’ordre européen ? » Ce n’est pas à dire que le Roi n’ait pas envisagé, un moment, comme solution l’acceptation pour un de ses fils de la couronne de Belgique
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature