Résumé

Question politique. Lettre à M. Thiers… (1839)

Déjà le Cabinet de Bruxelles en a fait son deuil.
Et comment la Belgique aurait-elle entrepris la guerre, pour se défendre contre les protocoles de Londres? Et comment la soutiendrait-elle, au besoin, en qualité de notre avant-garde, comme les publicistes de la cour des Tuileries ont la bonté de l'appeler?
Qu'est-ce qu'une nation qui proclame, sans hésiter un instant, l'impossibilité absolue de trouver au milieu d'elle un seul capitaine capable de la guider, un seul Belge à qui le pays indépendant ose confier le commandement suprême de l'armée nationale?
Source : Gallica

Question politique. Lettre à M. Thiers… (1839)

Mais pensez-vous, Monsieur, que la Grande-Bretagne compte beaucoup sur l'empressement du cabinet des Tuileries à se brouiller avec le colossal potentat dont elle redoute l'agression en Asie, et que nous seconderions au besoin, d'une manière efficace, les Anglais en guerre avec la Russie, lorsqu'il faudrait soutenir le trône de Léopold, de l'oncle de la reine Victoria, du gendre de Louis-Philippe, trône qui menace de s'écrouler sous le poids des désastres commerciaux et financiers, de la désaffection générale, et sous le poids encore plus accablant des affronts et de là honte?
Source : Gallica

Question politique. Lettre à M. Thiers… (1839)

« Le monarque règne et ne gouverne pas. » Moi, qui suis assez vieux pour pratiquer la justice et la tolérance, je permets aux habitants des Pays-Bas de se faire un bonheur à leur guise, qu'ils soient de mon avis ou non sur la balance des pouvoirs; je ne me brouille avec personne pour si peu de chose : et je signerais avec joie, au nom de la France et de ses véritables intérêts, un traité avec le souverain légitime des dix-huit provinces des Pays-Bas, quoiqu'il règne et gouverne.
Source : Gallica

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