Émile de La Bédollière

Émile de La Bédollière

Résumé

Portrait de Émile de La Bédollière Émile de La Bédollière La France et la Prusse : le traité de Londres (1875)

Jamais, au surplus, le gouvernement français n'a pensé que l'intérêt de la Prusse pût être, dans aucun cas, de maintenir une garnison dans un pays indépendant, appartenant à un souverain étranger, et ne faisant pas partie de l'État fédératif du nord de l'Allemagne. Jamais il n'a pensé que l'Allemagne pourrait revendiquer même des droits de communauté d'origine avec un petit pays dont la population, de l'aveu du premier ministre lui-même du roi de Prusse, a la plus profonde répugnance pour l'Allemagne et voterait avec enthousiasme sa réunion à la France, si on daignait la consulter.
Source : Gallica

Portrait de Émile de La Bédollière Émile de La Bédollière La France et la Prusse : le traité de Londres (1875)

La France vaincue, la force brutale triomphait, et courbait toutes les têtes sous le joug d'une soldatesque arrogante. La France, victorieuse, c'était le règne de la justice, de
l'équilibre, c'était l'autonomie de chaque nation assurée; le développement pacifique de la civilisation, préparant pour toute l'Europe l'établissement d'une confédération démocratique.
M. Guéroult exprimait le regret que la Prusse eût mal compris son rôle, qu'elle s'exposât à voir périr l'unité artificielle imposée à l'Allemagne par la ruse et par la violence.
Source : Gallica

Portrait de Émile de La Bédollière Émile de La Bédollière La France et la Prusse : le traité de Londres (1875)

Aujourd'hui que la France a donné tant de preuves de son amour de la paix, et que les efforts des grandes puissances nous ont ramenés à de bons rapports de voisinage avec ce pays, il est au plus haut point inopportun de réveiller l'ancienne haine de l'Allemagne contre la France. On ne pourrait parler de la conquête de l'Alsace que si nous étions forcés à faire la guerre. Aujourd'hui, l'unique moyen par lequel nous pouvons réveiller le sentiment allemand des Alsaciens, c'est de créer une patrie allemande grande et digne de respect.
Source : Gallica

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