Traité de Londres

Définition et enjeux

Lettres de l'étranger (1840)

“ Le traité de Londres qui a fait périr la révolution par vos mains, en la plaçant sous l'égide de l'influence britannique, n'en est pas moins l'acte le plus hostile dont votre imprudence pût blesser la puissance la moins intéressée à agir contre vous. En quoi votre changement de dynastie déplaisait-il si fort au cabinet de Pétersbourg, ou éveillait-il si immédiatement ses craintes? Le traité, au contraire, suffisait seul pour l'indisposer fortement. Puisque vous agissiez au nom de la France, il y avait, de votre part, plus que de l'ingratitude envers lui. ”
Source : Gallica

Le "Journal des débats" et le traité du 15 juillet (1840)

“ Nous savons ce que coûte la guerre; l'Angleterre le sait aussi. Ses finances, écrasées, sous le poids d'une dette énorme, ne supporteraient pas long-temps les frais d'une nouvelle coalition contre la France. Eh un mot, l'alliance des deux nations est la garantie de la paix et de la liberté de l'Europe, le seul rempart contre lequel échouera toujours l'ambition de la Russie. Tous les hommes d'État de l'Angleterre l'ont proclamé à haute voix depuis dix ans; le traité de Londres leur donne un démenti sanglant. C'est un affront pour la loyauté de l'Angleterre plus, encore que pour nous. ”
Source : Gallica

Le "Journal des débats" et le traité du 15 juillet (1840)

“ Le traité de Londres, ce n'est pas une déclaration de guerre ; ce n'est pas la guerre inévitable aujourd'hui, demain ; mais c'est le signal d'une défiance universelle; c'est l'anarchie diplomatique qui succède à l'ordre; c'est l'Europe courant les aventures; c'est la tranquillité universelle risquée au moindre choc. Nul ne doit se le dissimuler, : unie avec l'Angleterre, la France tient une puissante garantie de la paix du continent. Elle peut tourner son activité vers les pacifiques conquêtes de la civilisation ”
Source : Gallica

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