Résumé

Georges-Denis Weil L'attitude de l'Angleterre vis-à-vis de la France en 1870-1871… (1891)

« J'ai pitié, — écrivait-il, en s'étendant sur les horreurs de la guerre, — des paysans, qu'ils soient Français ou Allemands. Mais je n'ai aucune sympathie pour l'Impératrice, peu de sympathie pour l'Empereur, aucune pour Thiers et pour toute cette race d'hommes insolents, ambitieux, et sans Dieu. » Sans Dieu ! C'est là le gros argument, c'est là le gros grief que nous allons voir réapparaître contre la France : argument ou grief bien commode en vérité, qui permettait aux Anglais de repousser, comme une calomnie, l'imputation de se faire le soutien du fort contre le faible.
Source : Gallica

Georges-Denis Weil L'attitude de l'Angleterre vis-à-vis de la France en 1870-1871… (1891)

Il est vrai qu'on déclare n'agir ainsi que par amour de l'équité : on veut seulement rétablir l'équilibre, et empêcher le vaincu de circonvenir par son ascendant des gouvernements trop faibles pour lui résister. La France, à deux doigts de sa perte, possède un tel pouvoir d'intimidation que les nations auxquelles elle fait appel sont fascinées, et ne peuvent plus se prononcer en toute liberté! Cette liberté d'action, l'Angleterre a le devoir de la leur assurer. Tel est l'étalage de principes sous lequel le Cabinet déguisait ses complaisances visà-vis du parti victorieux.
Source : Gallica

Georges-Denis Weil L'attitude de l'Angleterre vis-à-vis de la France en 1870-1871… (1891)

Nous disions plus haut que l'Angleterre avait assisté indifférente et inerte à la ruine de la France. Mais ce serait adoucir les expressions aux dépens de la vérité que de parler seulement d'inertie. Plût à Dieu que le Cabinet britannique se fût contenté de demeurer immobile! Le reproche que la France lui adresse, ce n'est pas même de s'être abstenu de la secourir, c'est d'avoir, par une action malfaisante, empêché d'autres nations plus généreuses de se lever pour la cause française; c'est d'avoir, en un mot, opéré le vide autour de nos drapeaux.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature