Joseph Reinach,
L'éloquence française, depuis la Révolution jusqu'à nos jours…
(1894)
“ Dans le christianisme elle s'appelle charité, et elle est de précepte; dans la politique, on a préféré le mot de fraternité, et il y a eu un moment où elle a- été aussi de précepte, puisque dans les folles exagérations d'une crise terrible, on disait : Fraternité ou la mort! Mais si l'on a préféré fraternité à charité pour donner au sentiment qu'on voulait exprimer une couleur moins religieuse et plus politique, on a fait fausse route : les prédicateurs, dans les églises, appellent-ils ceux qui les écoutent autrement que mes frères? ”
