L. Mérand

Élements biographiques

L. Mérand Notes et souvenirs (1917)

Et sur le cortège funèbre, comme les images des ancêtres, aux obsèques des vieux Romains, flottait le souvenir des grands-parents enterrés à Valence ou à Saint-Julien-de-Jonzy, de notre père endormi avec tous les siens au cimetière de Saint-Martin-d'Estreaux. Longtemps après eux, elle s'en allait la dernière. Nous devenions les aînés de la famille. C'était pour nous, comme le disait un des assistants aux obsèques, une autre vie qui commence, période nouvelle où déjà les années pèsent, et où l'oeuvre capitale est de rappeler les disparus et de continuer leur tâche.
Source : Gallica

L. Mérand Notes et souvenirs (1917)

Ce que fut ce voyage en voiture de Saint-Martin d'Estreaux à Saint-Julien-de-Jonzy, on le devine aisément. Triste exode du pays natal ! Quelles pensées désolantes, quel voile de deuil encore présents à notre mémoire et à notre coeur ! Rester seule, avec ses enfants, à l'âge où doit s'accomplir l'oeuvre capitale de leur vie, c'est assurément pour une mère la plus angoissante des perspectives. En ces années décisives, quelle perte irréparable que le départ prématuré du chef de la famille !
Source : Gallica

L. Mérand Notes et souvenirs (1917)

« Quant à votre père, je l'ai connu dans l'intimité ; il venait passer régulièrement chez moi, depuis la mort de son père, toutes ses vacances, c'est-à-dire les congés que chaque annnée il obtenait de ses supérieurs. Je n'ai jamais connu d'homme plus aimable; fort distingué dans ses manières, aimant par-dessus tout la famille, il était un véritable ami pour moi, quoique de beaucoup mon aîné. »
C'est cet amour de la famille qui lui fit fonder un foyer, et, le 5 juillet 1870, il épousait Marie-Berthe Meilheurat.
Source : Gallica

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